Briançon

Briançon

Briançon, ville d’art et d’histoire, avec ses fortifications de Vauban inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco.


D’un accès aisé depuis la station de Serre-Chevalier, vous pourrez entrer dans la plus haute ville fortifiée d’Europe par la porte de Pignerol, à 1 326m d’altitude et être accueillis par le Service du Patrimoine, qui vous propose des visites guidées variées à 15h tous les jours, conduites par des guides-conférenciers agréés par le Ministère de la Culture, en français, anglais, italien (allemand et espagnol pour les groupes).


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Remontons le temps

La vallée de Serre Chevalier, est déjà  appréciée des romains puisqu’au  Monêtier, on utilisait l’eau chaude  pour se soigner. La Guisane, cours  d’eau  prenant sa source au Col du  Lautaret tire son nom de l’appellation 
«Aquisana» signifiant « l’eau qui guérit ».
Après le passage des Wisigoths, des  Francs et des Lombards, Serre Chevalier  est Dauphinoise à partir de 1024 et fait parti de la principauté de Briançon.
En 1343, les communautés Briançonnaises signent avec Humbert II, le dernier dauphin, la Grande Charte qui leur reconnaît des privilèges économiques et municipaux. Les briançonnais, sans exception, sont désormais tenus et considérés comme des hommes libres, francs et bourgeois. Le Grand Escarton était composé de cinq Escartons (ou territoires) soit 51 communes (aujourd’hui à cheval sur la France et l’Italie).

L’étymologie du mot « escarton » vient de son rôle essentiel qui était de répartir l’impôt, la part de chaque communauté étant un escart. Cette fédération est rendue possible grâce à la prospérité que connaît le Briançonnais à partir du début du XIVème siècle. A cette époque se déroulaient à Briançon des foires célèbres.

La vallée de Serre Chevalier entre dans le Royaume de France en 1349. Quelques personnages célèbres séjournèrent à Briançon : François 1er en 1537, Louis XIII et Richelieu en 1629, Vauban en 1692 et 1700.

Le Traité d’Utrecht de 1713 va diviser le Briançonnais. Il se trouve coupé en deux : un côté au Duché de Savoie (Italie aujourd’hui) et un autre dans le royaume de France. Si vous vous promenez vers le seuil des Rochilles entre Névache et Valloire, vous trouverez des bornes frappées d’une fleur de Lys sur une face et d’une Croix de Savoie de l’autre.

Mais couper les Escartons en deux pays différents ne fût guère apprécié : du côté du Val Susa tous les gens perpétuèrent la langue française et le dialecte briançonnais pendant longtemps. Et de l’autre côté, le traité accorda le maintien des privilèges ancestraux. La Révolution Française anéantira l’Escarton et entrainera la perte de ses valeurs. En 1789, La Grave et Villar d’Arène demandent leur rattachement aux Hautes-Alpes.

Tout au long du XIXème siècle, l’exploitation des sources d’eau chaude du Monêtier connait son apogée : on venait de Provence, du Dauphiné et du Piémont pour profiter de ses bienfaits. Cette époque connut aussi le développement des forges, tanneries et filatures ainsi que l’exploitation semi-industrielle des mines d’anthracite, tout au long de la vallée de la Guisane.

Patrimoine militaire et religieux  
Architecture militaire
Les Fortifications de Vauban à Briançon inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco se composent de :
L’ensemble fortifié Séré de Rivière  du Briançonnais :
Ce sont des forts d’altitude, des batteries, des redoutes d’infanteries, mais aussi de véritables « villages militaires » construits à la fin du XIXème siècle.    La ligne Maginot Alpine :
Ensemble d’ouvrages bétonnés, construits dans les années trente pour interdire les Alpes face à l’attitude agressive de l’Italie fasciste.

Patrimoine religieux Patrimoine naturel
Faune et Flore
Des forêts de pins sylvestres aux glaciers en passant par les zones humides et les rochers d’altitude, le Briançonnais renferme une grande variété de milieux naturels abritant une grande diversité d’animaux et de végétaux. Dans les forêts de mélèze et de pin cembro, retentit le cri du cassenoix. Dans les prairies et pelouses d’altitude vivent de nombreux insectes dont le papillon Apollon ; vivent aussi les marmottes, les campagnols et leur principal prédateur : l’hermine.

Lors de vos excursions en montagne, vous aurez peut-être également la chance d’observer des chamois. Les falaises offrent des sites de nidification à des oiseaux comme l’aigle royal, le hibou grand duc, le faucon pèlerin…
Sur les pentes rocheuses escarpées évolue le bouquetin des Alpes. Même dans les éboulis, nous pouvons rencontrer des animaux comme le lagopède alpin (perdrix blanche) dont le plumage change de couleur selon les saisons.

Géologie
Dans la vallée de la Guisane, sur le domaine de Serre Chevalier, le Rocher blanc est un site extraordinaire, c’est plus de 300 millions d’années de la vie de la Terre sur 300 mètres de dénivelé !!!

Anciennes mines
Le patrimoine minier du Briançonnais est exceptionnel car les techniques d’exploitation y sont restées traditionnelles jusqu’à la fermeture des installations, dans les années 1960. Au musée de la mine, vous pourrez voir des objets qui ont disparu des autres bassins miniers depuis le XIXème siècle.

L’hydraulique
Depuis des siècles, les Briançonnais ont su exploiter toutes les richesses naturelles pour faire face à des conditions de vie difficiles : bien avant l’apparition de l’électricité, de nombreuses usines ont fonctionné en utilisant la seule énergie hydraulique.

La vie agricole
Pays du Sud, le Briançonnais connaît une sécheresse estivale qui a nécessité depuis le Moyen-Age, une irrigation très organisée des cultures. Aujourd’hui, les 120 km de canaux porteurs de la région, constituent une richesse patrimoniale de première grandeur ainsi que les nombreux vestiges d’une agriculture très traditionnelle.

Les fours à chaux
Que vous soyez randonneur ou skieur, vous êtes sûrement passé à coté d’un four à chaux sans le savoir. Et pour cause, il s’agit de petites structures en pierres sèches de moins de 3 m de diamètre, que les paysans du Briançonnais utilisaient pour fabriquer la chaux.
La petite taille de ces fours est une spécificité Briançonnaise : partout ailleurs ils ont des dimensions beaucoup plus imposantes.
Le patrimoine du Briançonnais est extrêmement riche et surprenant à la fois : canaux d’irrigation, sites géologiques, constructions militaires, sites naturels remarquables, anciennes mines, chapelles à fresques, fours à chaux.